Affaire Wendel : le tribunal administratif refuse l’application de la rétroactivité in mitius.

Issu du principe de nécessité des peines garanti par l’article 8 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, le principe de « rétroactivité in mitius » prévoit qu’une loi pénale nouvelle prononçant des peines moins sévères que la loi ancienne doit s’appliquer aux infractions commises avant son entrée en vigueur dès lors qu’elles n’ont pas donné lieu à des condamnations passées en force de chose jugée (Cons. const. 20 janvier 1981, n° 80-127 DC).

QPC sur les compléments de prix : le Conseil Constitutionnel donne gain de cause au contribuable

Nous vous avions informé de l’existence d’une QPC pendante par laquelle nos confrères et amis Eve Obadia et Louis-Marie Bourgeois, qui président la Commission Fiscale de l’Ordre du Barreau de Paris, avaient demandé au Conseil d’Etat, qui en avait saisi le Conseil Constitutionnel, de déclarer contraire à la Constitution la loi sur les plus-values qui, selon l’interprétation qu’en donnait l’administration, réservait l’abattement pour durée de détention aux seules plus-values réalisées à compter du 1er janvier 2013.

Abus de Droit : Jusqu’où ira le juge ?

On sait que l’abus de droit fiscal revêt deux composantes distinctes : la simulation et la fraude à la loi. Cette dernière nécessite la réunion de deux critères : un subjectif, résultant du fait que l’opération litigieuse n’a aucune justification autre que la recherche d’un avantage fiscal, et un critère objectif, qui est la recherche d’une application littérale des textes à l’encontre des objectifs poursuivis par leurs auteurs (CE 26 février 2006, Persicot).

TVA, prestations immatérielles, dénaturation des faits par la Cour d’appel : le Conseil d’État refuse de sauver un redressement mal fondé.

Bien que spécialisé en fiscalité du patrimoine, notre cabinet est également capable de défendre les contribuables dans tous les domaines de la fiscalité. C’est ainsi que nous avons été conduits à assister l’un de nos vieux clients dans un contentieux en matière de TVA, qui vient de se conclure favorablement par une décision du Conseil d’Etat du 9 décembre 2015 (n° 371071), rendue conformément aux conclusion du Rapporteur Public Bruno Bohnert.

Indépendance des Procédures Fiscale et Pénale : Quand le Droit Marche sur la Tête

Le principe que les procédures de redressement fiscal devant le juge de l’impôt et les poursuites pour fraude fiscale devant les juridictions répressives sont indépendantes est bien admis. Il signifie en pratique qu’un contribuable redressé par le fisc et poursuivi au pénal pour les mêmes faits sera jugé deux fois et que chaque juge va appliquer ses propres textes sans considérer ce que l’autre a fait.

Le traitement des moins-values de cession de valeurs mobilières après l’arrêt du Conseil d’Etat n° 390265 du 12 novembre 2015.

Le régime actuel d’imposition au barème progressif des plus ou moins-values de cession de valeurs mobilières, applicable aux cessions réalisées à compter du 1er janvier 2013, prévoit l’application d’un abattement pour durée de détention pratiqué sur les « gains nets » de cessions de valeurs mobilières, termes qui avaient été considérés par l’administration fiscale comme visant indifféremment les plus-values et moins-values dans l’instruction du 20 avril 2015 commentant ce nouveau régime.

Recours pour Excès de Pouvoir Contre l’Instruction sur les Plus-Values : un Succès Mitigé

Par une décision n° 390265 rendue le 12 novembre 2012 qui aura l’honneur d’être mentionnée au Recueil Lebon, le Conseil d’Etat a statué sur notre recours pour excès de pouvoir formé contre certaines dispositions de l’Instruction commentant le régime fiscal des plus-values de cession de valeurs mobilières.
Le Haut Tribunal nous a donné satisfaction sur l’application de l’abattement aux moins-values, renvoyant les concepts de « gain net négatif » et de « parallélisme des formes avec les plus-values » aux oubliettes de la fiscalité.

Recours contre l’instruction fiscale relative aux plus-values : le renvoi de notre QPC devant le Conseil Constitutionnel se précise.

Le recours pour excès de pouvoir que nous avons formé pour le compte d’un de nos clients afin de contester la légalité del’instruction administrative commentant le nouveau régime des plus-values de cession de valeurs mobilières et de droits sociaux a donné lieu à une audience publique devant le Conseil d’Etat le 4 novembre 2015.
Comme nous en avions déjà fait état dans de précédentes actualités, nous contestons deux points particuliers de l’instruction :

Biens Professionnels et ISF : La Cour de Cassation Rend une Décision Favorable aux Contribuables

Une fois n’est pas coutume, nous ne pouvons que nous réjouir de la décision que vient de rendre le 20 octobre 2015 la chambre commerciale de la cour de cassation en matière d’ISF (n° 14-19.598).
En l’occurrence, le contribuable possédait des actifs immobiliers non liés à l’activité professionnel de son groupe dans une filiale de la société d’exploitation dont l’administration reconnaissait qu’elle respectait les conditions de l’exonération.